L’effet rebond (ou paradoxe de Jevons), c’est ce qui tue beaucoup de nos bonnes initiatives. Exemple : vous isolez votre maison et au lieu des 40 ou 50 % d’économie d’énergie attendus, le gain se résume à 10 ou 20 % car vous vous chauffez plus confortablement. Et comme la facture d’électricité a bien diminué, vous prenez plus de bains et traînez davantage sous la douche.   

Même syndrome pour la sécurité routière : relevez et élargissez un virage, et vous obtenez à peine moins d’accidents mais bien plus graves : les gens y passent plus vite. Idem pour chaque nouvel équipement. À la grande surprise des assureurs, l’ABS n’a pas réduit le nombre d’accidents : on freine plus tard, plus fort et on a moins peur quand ça glisse. 

Dans l’IT, par exemple le télétravail impose à chaque collaborateur de chauffer et d’éclairer sa propre maison, plutôt que de travailler à plusieurs dans un vaste bureau, d’où des dépenses d’énergie supplémentaire. 

Autre exemple les écrans plats LCD devait réduire la consommation énergétique, mais les diagonales, ainsi que le nombre d’écrans par personne ont augmenté. 

Le risque de l’effet rebond

On observe actuellement chez nos clients ce paradoxe pour les conceptions d’application. Les ressources matérielles semblent infinies, tant en CPU/RAM, IO disque qu’en machines pouvant être ajoutées à la volée. Cela a induit un nombre de services/microservices/fonctionnalités bien supérieures à la décennie précédente. Les architectes ne se soucient plus des ressources, ni du client final puisque les ressources sont imaginées bien supérieures à la consommation finale. 

Désormais les process de calcul sont dévolus au navigateur de l’utilisateur final supposé aussi puissant que celui du développeur et des ressources qui lui sont attribués dans son environnement de développement (fibres, machines virtuelles à foison, …). Des interfaces web qui téléchargent l’ensemble des éléments qui seront traités à la volée plutôt qu’un filtrage réfléchi et affiné dès le départ. 

Protéger les utilisateurs

L’aspect utilisateur final à court ou long terme est délaissé dans les conceptions actuelles. 

Le paradoxe de Jevons a mené une idée du “On fait, ça marchera, y’a de la place, on phosphorera plus tard sur une conception plus fine si besoin, et on surveillera plus tard.” 

Attention l’utilisateur final est de plus en plus volatile et une application ou web qui ne performe pas dès le début et dans la continuité aura peu de chance de le revoir. Notre conseil, prendre le temps de la conception, éliminer le superflux et mesurer la perception des utilisateurs finaux avant qu’il ne soit trop tard. 

Vous souhaitez un outil complet de supervision informatique permet d’être proactif dans la gestion des services et des performances. 

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Pour approfondir : Paradoxe de Jevons et Green It

Pour approfondir : L’AMI est-il un faux ami ?

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